dimanche 9 mars 2014

SF 5

Bon cette semaine ça a été larmes à gogo au boulot... Trois jours à bosser, deux jours où j'ai craqué. Les rapports se font toujours en créoles, on fait pas d'efforts pour moi, donc en gros la plupart du temps je commence la journée sans même savoir ce qu'il y a dans la salle. Donc quand on commence le tour, toutes dans les chambres, 5 minutes pas plus et qu'on me plante avec le plateau contenant tous les médocs de toutes les patientes, ben je sais même pas continuer car je sais pas quoi donner ni à qui. Hyper pratique. Ici on ne rempli pas les feuilles thérapeutiques correctement, donc on donne les médocs un peu n'importe comment soit trop tôt, soit pas du tout... Très pro... 

Sinon ici on fait beaucoup d'induction, IOL (induction of labour), sur des patientes pas à terme, au synto direct sur des cols hyper défavorables. En gros ici on cherche à induire de la dystocie pour pouvoir virer en césar. Ben ouais, une césar c'est plus rapide pour le gyné et il peut s'en mettre plein les fouilles... 

L'autre jour j'ai pris en charge une patiente de la nuit qui était en travail. Je regarde les monitos de la nuit, vraiment dégueu, avec des grosses décélérations sur le quart de cytotec de la nuit. Quand j'arrive le premier truc que je fais c'est donc de rebrancher le monito... Et là, magnifique tracé sinusoïdal... Je le montre donc aux collègues en disant que c'est vraiment pas bon et que ça pue. Là on me dit que ça va encore, mais que je peux prévenir la gyné. Ce que je fais. Elle m'a laissé la femme pendant près de 5h comme ça, en me faisant mettre du synto la dernière heure pour faire avancer les choses. Au bout d'un moment on a quand même insisté pour qu'elle revienne césariser la patiente! Elle arrive et elle me dit "oh oui t'as raison le monito est pas terrible". Sans déconner! Du coup en césar, mon bébé démarrait pas, c'est l'anesth qui m'a viré pour faire les premiers soins, pédiatre qui n'a pas voulu être présent malgré qu'on lui ait dit que le monito était pas bon. A se demander si l'anesth avait déjà fait une réa bébé... Aspiration n'importe comment et on penlonne sans mettre le masque complètement sur la bouche de bébé. Aberrant. Après ça, l'anesth était plus occupé à montrer le bébé (tout bleu) à la maman que de me laisser faire mon job. Une fois à la nurserie, bébé n'allait toujours pas bien, et une demi-heure plus tard le pédiatre arrive et me demande ce qu'il s'est passé exactement au bloc. Nan mais oh les gars, y a moyen d'être un peu pro dans le bordel?! J'ai appris par après que le bébé avait fait une grosse hypo et qu'il avait convulsé et qu'ils avaient dû le transférer dans un hopital disposant d'un vrai service de néonat... Quelques jours après, la gyné dans le service reparle de cette situation et elle a le culot de dire "vraiment je comprends pas ce qui a pu se passer, il n'y avait aucun signe avant coureurs de cette situation". Vaste blague...

Autre truc qui m’insupporte. Chaque gyné a des procédure différente. Donc il faut connaitre les habitudes de chacun sous peine de se faire engueuler. Quand je prend en charge une IOL, je fais un peu ma popotte, pour pas que ça foire trop vite. Donc j'augmente le synto comme je l'ai appris, très lentement, et j'avise en fonction de la patiente. Ici on m'a dit que pour certains gyné je devrais faire différement, et me plier à leur bon vouloir. Donc en gros augmenter très rapidement le synto et atteindre un débit max au bout de quasi une heure. Ce à quoi j'ai répondu qu'il était hors de question que je travaille de la sorte et que je refusais d'engager ma responsabilité dans la prise en charge de ces patientes si on me demande de bosser comme ça. C'est pas très bien passé... Mais je m'en fout. Je suis pas là pour bosser n'importe comment et je suis au service de la patiente avant tout et pas au service du médecin tout puissant... 

En gros pas facile du tout pour moi de bosser ici, je voulais apprendre de nouvelles choses, engranger de l'expérience au bloc et je m'aperçois que je perds plus en pratique qu'autre chose surtout au niveau du post partum vu que je touche plus un seul bébé et qu'il n'y a aucune surveillance d'épisio et pas d'éducation au patient. Il est hors de question que je me fourvoie dans ma pratique pour satisfaire des médecins qui bossent n'importe comment... 
Demain je vais aller voir le chef de service pour lui dire que la façon de travailler ne me convient pas et que je ne souhaite pas continuer à travailler pour eux...  

SF 4

Un petit article pour parler boulot, car même si il y a pas grand chose à faire, il y a pas mal à dire...

Tout d'abord, ici les césariennes sont très fréquentes. On ne tergiverse pas. Un monito qui pour moi serait un monito de compèt, ici on y voit des décélérations... En même temps, ici on compte que deux sortes de décélérations, les types 1 et les types 2. Je sais pas trop à quoi ça correspond... Quand on me demande mon avis sur un monito, du coup on est pas tellement d'accord. On ne fait pas attention non plus quand on décroche le papier d'un monito, on l'arrache un peu au petit bonheur la chance, alors que chez nous, on prend bien garde de pas le couper en milieu de tracé tout ça tout ça, ici on comprend pas trop pourquoi. 

Le rôle de la sage-femme en salle de césar à Maurice. Tout d'abord, les césar se font au bloc op qui se trouve juste à côté de notre service. Du coup, il faut faire avec l'équipe de la salle qui parle exclusivement anglais ou créole. Et surtout, on ne fait pas d'efforts hein, sinon ce serait trop simple!Donc en gros, je dois préparer la table chauffante pour le bébé, vérifier l'aspi et l'oxygène, préparer le konakion. Jusque là c'est pas trop sorcier. Là où ça "se corse" c'est au moment de mettre la sonde vésicale. Bon quand c'est un gyné qui ne veut pas qu'on en mette, ça va, c'est simple, quand il faut la placer, on doit attendre que les infis de salle d'op préparent le matériel, et parfois ils veulent la mettre eux même. Parfois pas. En gros on sait pas quand c'est notre job ou pas, et tout le monde te regarde comme une bête étrange et venue d'ailleurs. Désagréable. C'est le seul endroit où j'ai trouvé des gens peu sympathiques. Je me suis à moitié pris le chou avec une infi en "salle de réveil", comprendre une zone de transit en retour de salle d'op où les patients passent vraiment peu de temps. Je revenais chercher une patiente après sa césar et là elle commence à me parler méga vite dans un mélange de créole et d'anglais. Je comprends qu'elle m'avait posé une question mais vu que j'ai rien pigé à ce qu'elle me catchait, j'ai pas su répondre, ben ouais, logique quoi. Donc je lui dis, désolée mais je ne vous comprends pas. Là elle commence à s'emballer. Elle me demande ce que je parle comme langue, ben le français connasse. Donc elle se fout à moitié de ma gueule, genre ouais elle est pas douée celle là. Là elle me demande si je comprends l'anglais, ce à quoi je lui répond que oui, quand on fait l'effort de parler juste anglais et pas créole en même temps. Et là elle commence à transmettre son rapport méga vite en anglais, alors que cette conne parle français aussi. Bref, une grognasse. Bon, sinon une fois le bébé sorti, aspiré, séché, tout ça, hop direction la nurserie pour faire son admission. En gros on abandonne notre patiente en salle d'op et on la récupère après quand elle est dans son lit. Pas de surveillance rapprochée ni rien, et à la mat pas grand chose non plus. Du coup en katimini, je file dans les chambres faire mes tites surveillances, trop peur de passer à côté d'une hémorragie ou d'une merde dans le genre. Ils partent du principe que si la patiente se sent mal elle le dira, ouais enfin si elle se sent vraiment mal, elle aura du mal à le dire...

Autre chose qui a l'air de surprendre les collègues dans ma façon de bosser, je passe beaucoup de temps dans les chambres, ou du moins beaucoup plus qu'elles. Ben ouais j'en profite pour papoter avec les gens, leur poser des questions tout ça. Je m’intéresse quoi. Ici ça se fait pas du tout. En plus vu qu'il n'y a aucune éducation aux patients, j'essaie de faire passer un max d'info dans le peu de temps qui m'est tout de même imparti. Y a tellement de choses à dire, de conseils à donner, de "petits trucs" à faire passer. Grosses grosses lacunes ici. Je trouve ça tellement dommage. Les primi sont vraiment livrées à elles-même, je sais pas comment elles se débrouillent après à la maison franchement. 
  
Enfin l'avantage que je trouve ici, c'est que ça me permet de me rendre compte que je kiffe vraiment mon boulot à la cita. Comme quoi l'herbe est rarement plus verte ailleurs. Au moins je sais que j'aime la façon qu'on a de bosser chez nous, avec le temps qu'on passe avec nos patients. Et même si on râle de nos horaires, croyez moi, nous sommes plus que chanceuses....

Week-end plongée, restau, shopping

Un bien bon petit week-end qui s'achève pour moi après trois jours de boulot assez éprouvant. Vendredi soir, Julien est venu me chercher à la sortie du boulot direction ma presque résidence secondaire sur Flic en Flac :D
Soirée posée avec lui et Giulia, où je suis toujours bien reçue. On en profite pour préparer un peu la plongée de samedi avec leur ami moniteur Kishan. C'est une plongée sur un des plus beaux spot de plongée de l'île, la passe St Jacques. C'est un site réputé pour son courant très intense et ses requins qui viennent chasser les poissons fatigués. Rendez-vous prit pour le lendemain 7h15 pour chopper le matériel au club et partir du côté du Morne, dans un autre centre de plongée d'où nous partirons en bateau. Courte nuit de sommeil et réveil aux aurores pour aller titiller du requins. Julien nous conduit donc jusqu'au Morne où on retrouve une dizaine d'autres plongeurs et les moniteurs. J'adore l'effervescence d'avant plongée, où cette petite pointe d'excitation se mêle à l'appréhension de la sortie. On prépare notre matériel et on embarque tout sur le bateau. Et hop, c'est parti pour une nouvelle aventure. Une bonne vingtaine de minutes en bateau rapide et nous arrivons sur le site en question. Dernier brief sur la plongée, on part à trois, Giulia, Kishan et moi. Le courant est tel que c'est une plongée réservée aux plongeurs déjà confirmés, ce qui est mon cas, ahah, ouais je me la pète. Descente sans soucis, en douceur pour bien faire passer les oreilles et c'est parti... Par contre au bout d'une dizaine de minutes, alors qu'on est en pleine zone de courant méga intense, mon oreille gauche qui passe plus, je n'arrive plus à descendre et très difficile de remonter un peu pour diminuer la pression à cause du courant. Du coup Kishan vient à la rescousse, et on se dirige du côté du récif pour rester un peu moins profond. On doit traverser la zone de fort courant, on s'accroche aux rochers et il faut palmer à crever pour pas se faire embarquer dans la zone "machine à laver" comme il dit. Un peu dur dur, vraiment sportif, léger début d'essoufflement mais Kishan est top et prend le temps pour que tout se passe bien. Une fois traversée cette zone le courant est beaucoup moins fort et tandis que les autres poursuivent dans la zone courant, moi je profite des multitudes de poissons colorés un peu plus à l'abris. Une plongée magnifique, qui n'a rien à voir avec tout ce que j'ai pu faire avant. Des anémones partout et des poissons de fous tout autour. Malheureusement, pas vu de requins, ni de raies, ni de tortues. Pas assez de courant paraît, bah moi j'ai autant! 47 minutes de plongée à une profondeur max de 18m, c'est pas mal quand même! On remonte tranquillou en faisant nos petits paliers, fin de la plongée, c'était génial. Sur le trajet retour Giulia se sent pas bien, la gerbouille la guette, du coup quand on nous propose de replonger l'aprem, on décline, elle parce qu'elle se sent patraque et moi parce qu'avec une oreille qui passe difficilement, ça sert pas à grand chose d'insister. On rentre manger chez eux, aprem repos, papotte et soquette parce que le soir faut être en forme pour retrouver les autres potos pour aller au restau. On se retrouve tous chez Julien et Giulia et hop direction le restau je sais plus comment il s'appelle, à je sais plus le nom du bled. Si vous voulez des infos, euh ben ce sera pour une prochaine fois ahah. Je sais qu'on était près de La Gaulette, pas très loin du Morne. C'est un restau tenu par des connaissances à Ju et Giu (trop long à écrire), ils avaient donc demandé un petit assortiment pour nous 7 qu'on puisse goûter un peu à tout. Bouffe au top. Vraiment bon, copieux et raffiné. Après le repas, les garçons enflamment le dancefloor sur des airs de séga pendant que nous on observe les mâles se déhancher sur les rythmes effrénés. Retour à la case vers 1h du mat. Toute bonne soirée. On reviendra avant le départ de Jean-Paul et Dani! 
Ce matin grasse mat bien méritée et vers 10h départ pour le bazar de Quatres Bornes. On flâne entre les stands, c'est un peu les souks à la Mauricienne ici, ambiance sympa. Puis direction Grand Baie, tout dans le Nord de l'île pour aller faire quelques courses. On mange un bout, puis quelques boutiques et enfin on fait des courses. Ils me redéposent après sur Curepipe. Un week-end bien cool, qui m'a un peu changé les idées. Demain retour au boulot, youpie... Mais mercredi c'est congé public et on est tous invités chez Julien et Giulia pour leur 20 ans de mariage donc ça risque encore d'être épique avec la fine équipe. Me réjouis!
Douille



jeudi 27 février 2014

Expédition dans le Nord et Ile d'Ambre

Mardi soir mon copain Bertrand est venu me chercher à la sortie du boulot pour qu'on remonte chez lui dans le Nord à Grand Baie. J'ai réussi à avoir congé mercredi car les copains d'expat blog et urbeez organisaient une sortie mercredi en bateau à la découverte d'une île. Vu que je ne voulais pas louper ça, j'ai demandé au taf si y avait moyen d'échanger mon congé de jeudi (qui est férié pour la fête hindoue) pour avoir congé mercredi. Alors vu que je suis expat, je peux pas bosser les jours fériés car ils seraient obligés de me payer double et ils ont pas trop envie. Donc les chefs ont décidé de me donner congé tout simplement, enfin je dois faire un jour en plus en mars du coup, ce qui me fera juste bosser 224h sur le mois... Comme quoi je le mérite mon paradis un peu quand même... Bref tout ça pour dire que j'ai eu congé mercredi. Donc mardi soir, direction le Nord avec Bertrand (le Nord de l'île hein mamie ahah). On mange des sushis au bord de sa piscine, en buvant un bon petit Côte du Rhône. Ahah. La vie est dure. Ah oui et on avait fait l'apéro au Rhum of course. Un gros dodo avec la clim!! Première fois que j'ai pas chaud la nuit depuis que je suis arrivée. Réveil à 7h le lendemain, petit dej en terrasse avec salade de fruits et fromage de chèvre. Puis départ pour Grand Gaube où on rejoint les autres. Les guides pour la sortie sont en retard, on part donc vers 9h30. Au programme balade en bateau, arrêts snorkeling dans le lagon et dans les mangroves, déjeuner aux langoustes sur l'île d'Ambre. La classe totale. On est une bonne équipe et le rhum commence à coller à flots dès 10h du mat. Super ambiance, bonne bouffe, paysages magnifiques et pauses baignades sympathiques. On prend de belles couleurs et pas que à cause du rhum. Retour fin d'aprem chez Bertrand. Soirée tranquille à papoter et à manger. Aujourd'hui grasse mat. Que ça fait du biennnggg. Shopping le matin, et farniente l'aprem. On prend l'apéro dans un bar à Grand Baie. Vue à couper le souffle. Eau bleue turquoise. Je pourrais jamais me lasser de cette vue. Et retour sur Curepipe fin d'aprem. J'ai encore bien profité de mes deux jours de congés, avec des gens super intéressants et généreux. Il est temps de se préparer psychologiquement à rebosser demain... Et samedi on attaque les nuits. Fini la rigolade. Bon peut-être que demain j'irais rejoindre les copains sur Flic en Flac pour une soirée dansante rock, mais c'est pas sûr. Suite du roman (hein Lucie) au prochain épisode!!

Douille











Grand Bassin et Maha Shivaratree

Lundi soir je suis partie avec un copain que j'ai rencontré à l'hôpital pour Grand Bassin pour que je vois le pèlerinage hindous. Nitish m'a proposé d'y aller avec lui et sa famille. Normalement le pèlerinage jusque Grand Bassin se fait à pied, mais moi, grande sportive que je suis, il n'était pas question que je marche de nuit, sous la pluie pendant je sais pas combien de dizaines de kilomètres... Ca tombait bien, il avait l'intention d'y aller en voiture! Nous voilà donc parti pour le lac sacré, qui est censé prendre sa source dans le Gange, bon techniquement parlant je sais pas trop comment ça pourrait être possible mais bon, spirituellement parlant pourquoi pas :) On part donc en van, direction Grand Bassin! On croise des dizaines et des dizaines de marcheurs, chargés comme des bourriques avec des sortes d'autels ambulants appelés "kanwars", tout décorés, parfois éclairés, parfois avec musique... On met trois heures à peu près pour y arriver, tellement il y a du monde sur la route. Les voitures sont à l'arrêt et on avance au compte goutte. La tradition veut que sur le chemin les pèlerins trouvent des croyants qui ont préparés des boissons et de la nourriture. C'est donc naturellement que les gens ouvraient les portes du van pour nous fournir boissons et nourriture! C'est un truc de dingue. On arrive enfin à Grand Bassin sous une pluie battante. Une grande statue de Shiva de 110m de haut fait office d'entrée du lieu sacré. Impressionnant. Nitish me dit que c'est le meilleur des Dieu et qu'il faut faire une prière. Bon, ok. J'y connais pas grand chose en religion hindoue, mais ça a vraiment l'air d'être des gens très pieux. Ensuite on avance parmis tous les kanwars, plus jolis les uns que les autres. On arrive au pied du lac, il faut retirer ses chaussures et plonger les pieds dans l'eau sacré. Puis c'est le rituel qui commence. On fait des offrandes de fruits, des bananes, une noix de coco, des fleurs et on brûle de l'encens. Le tout au son des récitations du mantra "Oh Namah Shivaya". La maman de Nitish tourne la noix de coco autour de nos tête en récitant des prières et fait pareil avec des pièces de monnaie qu'elle jette ensuite dans l'eau. Il y a aussi un rituel avec de l'eau que l'on puise et que l'on doit verser sur les offrandes. Tout le monde doit toucher le bras de celui qui fait le rituel pour entrer dans une sorte de communion dans la prière. Après ça on se rend dans une grande pièce pour aller prier les statues des différents Dieux. On se balade pieds nus. De nouveaux pleins de gens qui nous donnent de la nourriture. Je vais exploser! Des pèlerins sont couchés un peu partout pour se reposer de leur longue marche. Il faut savoir qu'il faut parfois jusque 4jours du Nord pour se rendre à Grand Bassin!! Vers 1h du matin, il est temps de prendre le chemin du retour. Je suis super contente d'avoir pu vivre ça. Il y a une énergie dingue qui se dégage de ce lieu. Tellement de ferveur chez les gens et une telle générosité. Je suis ravie d'être venue. Quelques photos tirées d'internet pour vous montrer un peu ce que ça donne. Je n'ai malheureusement pas pu en faire à cause du temps pourri...

Douille








"Symbolisme
Le Maha Shivaratri signifie la grande nuit de Shiva, Dieu de la destruction et de la création. “Selon la mythologie hindoue, en cette nuit sans lune, Shiva avait bu du poison (Hala Hala). Il le garda dans sa gorge afin de sauver le monde de la destruction. Sa gorge devint bleue. Pour atténuer la douleur, les dévots lui versèrent de
l'eau sur le cou”, explique le pandit Jugdish Rajmun du Shiv Shakti Mandir, à Gebert, Rose-Belle.
Lors de la grande nuit de Shiva, les fidèles se rendent au shivala le plus proche pour assister au “Chaar Pahar ki Puja”. Cette prière spéciale débute à 18 heures pour prendre fin à 6 heures le lendemain. Elle a lieu en quatre parties, soit toutes les trois heures. Durant la veillée, les dévots vénèrent le Shiva Lingum. Au cours de la nuit, le prêtre procède au Shiv Abhishek. “C’est un bain sacré et rafraîchissant lors duquel cinq éléments sont utilisés. De l'eau est d'abord versée généreusement sur le Shiva Lingum. Ensuite, le prêtre verse du lait, du lait caillé, du miel, du beurre clarifié et du sucre”, explique le pandit.
Le rituel est accompagné de récitations du mantra “Om Namah Shivaya” et de chants pieux. Par la suite, le Shiva Lingum est drapé d'un textile de couleur blanche, symbole de pureté. Après l'application du “bhasma” le prêtre place du riz et des fleurs tout autour. Des feuilles de Bilva Patra sont finalement déposées. “Les feuilles de Bilva Patra sont les éléments essentiels pour accomplir le Shiv Abhishek. Elles désignent la fraîcheur et le succès de la prière”, précise-t-il. Le pandit Jugdish Rajmun souligne que Maha Shivaratree est caractérisé par un carême de 40 jours précédant la fête, ainsi que par un jeûne avant et durant la célébration."

http://www.lemauricien.com/article/maha-shivaratree-sur-la-route-la-foi-et-des-traditions



lundi 24 février 2014

Maison créole Euréka et cascade

Dimanche réveil tranquille sous le ciel bleu de Flic en Flac, ouais je sais, vous me détestez... Jean-Paul et Dani partent en balade photo et moi Bertrand doit venir me chercher pour partir pour notre visite dominicale. Je remercie chaleureusement mes deux hôtes pour leur accueil et je me jette dans la voiture de Bertrand pour notre excursion jusque Moka. Il est super cool de venir me chercher jusque Flic en Flac, qui est juste à l'opposé de là où il habite. Quand je vous dis que les gens ici sont vraiment gentils... On se paume un peu en voiture mais on arrive à bon port. Le domaine est magnifique avec une maison créole super bien entretenue et décorée. Vue sur la montagne derrière c'est vraiment beau comme décor. Un jardin sympa dans lequel se balader et par l'arrière on accède à une série de cascade. Bon c'est pas super bien indiqué pour s'y rendre et on prend des chemins sans doute peu conventionnels mais on trouve quand même un chouette endroit pour faire trempouille et faire de jolies photos. Après ça on remonte manger un bout dans le restau typiquement créole de la maison Euréka. Bertrand m'invite (encore) à manger. Adorable. La bouffe est top et on s'en met plein le bide. Après ça on décide d'aller voir une plage qui semble réputé du côté est de l'ile, la plage de Belle Mare. Là c'est une autre affaire pour s'y rendre. Ici très peu de panneaux d'indications et quand on demande notre chemin les gens ont pas l'air de savoir grand chose pour nous aider. On y arrive quand même. Et là, une fois posés sur la plage, grosse drache dans la tronche donc on plie bagage et on retourne vite fait dans la voiture. De toute façon il est déjà tard et on voudrait essayer de retrouver notre chemin sans trop d'encombres. Sur le retour on croise pleins de pèlerins qui se rendent à pieds jusque Grand Bassin pour la fête hindous de Maha Shivaratree. C'est un grand pèlerinage qui a lieu tous les ans sur l'île pour rendre hommage au Dieu Shiva. Les gens sont habillés en blanc et portent des minis temples tout décorés pour se rendre au lac sacré. C'est impressionnant. Tout le long de la route il y a des tentes pour leur donner à manger et à boire. La grande nuit de Shiva a lieu jeudi soir, jour qui est d'ailleurs férié sur l'île. L’événement n'attend pas moins de 400 000 personnes tout au long de la semaine. Impressionnant. Encore un bon weekend qui s'achève, avec quelques coups de soleils mais surtout pleins de belles images en tête. Je suis vraiment faite pour être rentière et être en congés toute l'année moi!
Douille
















Plongée, farniente et pic nic sur la plage

Samedi journée marathon. Départ de chez moi à 7h pour rejoindre Flic en Flac d'où je dois plonger. Je passe les détails mais en gros, après 2h de trajet et des détours improbables en bus, j'arrive en temps et en heure pour le rendez-vous fixé avec Jean-Paul avec qui je dois me rendre au club de plongée. Les moniteurs sont bien sympas et je prend mon équipement sous un soleil de plomb. Ensuite direction la plage pour monter le matos sur le bateau. On est une petite équipe, ambiance cool sur le bateau, on prépare notre matériel le temps d'arriver sur le site de plongée. De là c'est parti pour une petite balade sous-marine d'une heure. Le site où on plonge s'appelle le récif au canon, parce qu'il y a un vieux canon tout rouillé. Je me suis équipée de ma GoPro, mais ça donne pas grand chose, on est trop profond donc pas assez de luminosité et c'est le bleu qui ressort. En plus je n'ai pas de gants pour plonger et y a des sales crasses d'oursins un peu partout donc je peux pas me crocher aux parois pour me rapprocher des poissons. Donc chaud boulette pour faire de beaux clichés. Mais c'est pas grave parce que la plongée c'est quand même trop génial!! Les souvenirs c'est dans le coeur qu'on les garde :) L'aprem je dois me rendre à une rencontre expat blog sur Tamarin mais Jean-Paul me propose de rentrer avec lui pour manger un bout et profiter de la piscine. Trop gentil. J'ai quand même beaucoup de chance, je rencontre des personnes vraiment chouettes qui hésitent pas à me montrer des choses, à m'embarquer à la découverte de l'île et à m'accueillir chez eux. J'aime ces rencontres, ces partages! On profite donc de l'aprem chez Jean-Paul, où Dani nous attendait en ayant préparé le repas. Ensuite direction Tamarin pour la rencontre. On y retrouve une plongeuse du matin qui est venue avec son mari. On papote avec les gens, et on se pose sur la plage pour pic niquer. Musique créole en fond sonore, les gens chantent et dansent. Je m'étais arrangé avec des gens du site pour qu'on me ramène sur Curepipe après la rencontre, mais je ne les ai pas trouvé, du coup, Jean-Paul et Dani m'ont bien gentiment hébergée sur Flic en Flac. Je me fais un peu entretenir quand même, mais ils sont tellement gentils et intéressant que c'est vraiment plaisant de passer du temps avec eux! Un gros dodo entrecoupé d'attaques de moustiques qui sont plus virulent que chez moi! Une toute bonne journée encore sous le soleil Mauricien!